Vapotage VaporemL’un des exemples les plus flagrants de transmission de mauvaises informations sur les risques est un article écrit en 1955 par le premier chef de la section environnementale sur le cancer de l’Institut National contre le Cancer des États-Unis, Wilhelm Hueper. Le titre était « Les cancers du poumon et leurs causes » et il était absolument convaincu que « fumer n’était pas un facteur majeur provoquant le cancer du poumon ». Il pensait que c’était un coup bas de l’industrie chimique pour détourner l’attention des pesticides.

Nous savons désormais que fumer est l’une des causes principales du cancer du poumon, alors que les pesticides ne le sont pas. L’histoire est remplie d’exemples d’experts étant trop rassurants au sujet de certains risques et trop alarmistes pour d’autres. Ne pas se laver les mains entre la dissection d’une femme ayant perdu la vie lors de la naissance de l’enfant ou de l’accouchement ? « Aucun risque » proclamait l’établissement médical du 19ème siècle, ostracisant Ignaz Semmelweis qui avait été suffisamment téméraire pour affirmer le contraire. Les graisses alimentaires provoquent des crises cardiaques, insistait l’établissement médical lors de ces cinq dernières décennies. Il fut un temps où l’on s’accorder pour retirer les amygdales dès que possible ; plus maintenant. 

L’opposition au vapotage offre un autre exemple pour lequel le préjudice contre les produits issus du tabac semble avoir fermé les esprits du corps médical. Jusqu’à récemment, des experts dans le domaine de la santé publique ont précisément fait la même erreur avec les cigarettes électronique – pensant uniquement aux risques du vapotage, pas aux bienfaits. Des titres plus récents comme « Une étude démontre que vapoter est aussi mauvais pour votre cœur que fumer des cigarettes » ne sont pas basés sur un essai aléatoire comparatif mesurant les risques et les avantages des deux, mais sur une toute petite étude très limitée de l’un des effets les plus insignifiants reportés lors d’une conférence.

Pire, cette étude a comparé 30 minutes de vapotage avec cinq minutes de tabagisme et a conclu que les deux pouvaient induire des raideurs artérielles, un effet bien connu de la nicotine qui n’a pas été lié à la maladie, et qui est également produit par la caféine. Les effets préjudiciables du tabagisme, à la fois pour le cœur et en termes de risques de cancer, ne provient pas de la nicotine mais des produits de la combustion. Ainsi les titres sont uniquement basés sur de la mauvaise science. Ils auraient pu dire : « Une étude à découvert que le vapotage n’est pas pire que le café. »

Des défenseurs du contrôle du tabac déclarent que la « vision-cible » du tabagisme aurait été atteinte dans un pays où fumer passe en-dessous des 5 pour cent. C’est une très longue route étant donné que les taux mondiaux ne cessent d’augmenter et que fumer continue d’être quelque chose de commun, même dans les pays avec des politiques de contrôle du tabac très strictes, comme la Grande-Bretagne. Ici, 26 pour cent des jeunes hommes fument régulièrement.

La semaine dernière, lors de la préparation d’une conférence importante sur le sujet, l’Organisation Mondiale de la Santé a effectué une liste des choses qu’elle souhaite que les pays fassent pour entraver la croissance du vapotage, telles que l’interdiction de la publicité. Rien n’a été dit concernant les essais de bouleversement des interdictions sur le vapotage dans de nombreux pays, même s’il est désormais clair que vapoter est une activité principalement effectuée par les fumeurs et qu’elle réduit considérablement les risques de maladies liées au tabagisme – près de 95 pour cent selon la Santé Publique d’Angleterre.